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19/03/2026

Combien y a-t-il de communes en France en 2026 ?

Introduction

En 2026, la France compte 34 875 communes. C’est le chiffre officiel publié par l’INSEE et la Direction générale des collectivités locales (DGCL), stable par rapport au 1er janvier 2025. Une stabilité qui n’est pas le fruit du hasard : l’année 2026 est celle des élections municipales, et les processus de fusion de communes sont traditionnellement gelés dans cette période de transition politique.

Mais derrière ce chiffre se cache une réalité bien plus complexe. Pourquoi la France, pays de 68 millions d’habitants, compte-t-elle encore autant de communes — bien plus que ses voisins européens ? Comment ce nombre a-t-il évolué au fil des décennies ? Et que nous réserve l’avenir de l’organisation territoriale française ?

Que vous soyez étudiant, citoyen curieux, élu local ou professionnel des collectivités, cet article vous donne toutes les réponses actualisées sur la carte communale française en 2026 : chiffres officiels, répartition géographique, évolution historique et perspectives.


 

Le chiffre officiel : combien de communes en France en 2026 ?

Au 1er janvier 2026, la France compte 34 875 communes. C’est le chiffre officiel issu du Code officiel géographique (COG) publié par l’INSEE, la référence absolue en matière d’organisation territoriale française.

Ce nombre inclut les communes de France métropolitaine ainsi que celles des départements et régions d’outre-mer (DROM). Il reste identique à celui du 1er janvier 2025, comme le confirme vie-publique.fr dans son bilan des collectivités locales.

📌 À retenir : 34 875 communes en France au 1er janvier 2026, selon les données officielles INSEE/DGCL.


 

Pourquoi ce chiffre est-il stable en 2026 ?

Cette stabilité s’explique par un calendrier politique bien précis. En France, la création d’une commune nouvelle — c’est-à-dire la fusion volontaire de plusieurs communes — suit une procédure qui implique les conseils municipaux en place. Or, l’année 2026 est celle des élections municipales, prévues en mars. Les élus sortants évitent naturellement d’engager des réformes structurelles aussi importantes dans les derniers mois de leur mandat. Résultat : aucune commune nouvelle n’a été créée entre janvier 2025 et janvier 2026.

C’est un phénomène bien documenté par l’Association des Maires de France (AMF) : les vagues de fusions communales se produisent toujours entre deux cycles électoraux, jamais à leur veille.


 

Un chiffre à nuancer selon le périmètre retenu

Selon que l’on inclut ou non les collectivités d’outre-mer (COM) et la Nouvelle-Calédonie, le total peut légèrement varier. Voici la répartition précise :


 

PérimètreNombre de communes
France métropolitaine34 746
Départements d'Outre-Mer (DOM)129
Total INSEE (périmètre officiel)34 875
Collectivités d'Outre-Mer + Nouvelle-Calédonie~94
Total France (tous territoires)~34 969


 

Dans la plupart des publications officielles et médiatiques, c’est le chiffre de 34 875 qui fait référence, car il correspond au périmètre retenu par l’INSEE dans ses publications annuelles.


 

Comment se répartissent ces communes sur le territoire ?

34 875 communes, c’est un chiffre national. Mais derrière cette donnée globale se cache une géographie très inégale, où certains départements concentrent des centaines de petites communes rurales quand d’autres n’en comptent qu’une poignée.


 

France métropolitaine : 34 746 communes sur 96 départements

L’écrasante majorité des communes françaises — soit 34 746 — se trouve en France métropolitaine, réparties sur les 96 départements et 13 régions administratives. Mais cette répartition est tout sauf homogène.

Le Pas-de-Calais figure parmi les départements les plus morcelés avec près de 890 communes, héritage d’un tissu rural dense et d’une histoire industrielle.

À l’opposé, Paris ne constitue qu’une seule commune, qui est à la fois une ville, un département et une métropole de plusieurs millions d’habitants.

Les départements de l’est de la France (Meuse, Moselle, Bas-Rhin, Haute-Marne) concentrent également un grand nombre de petites communes, souvent issues du découpage administratif post-révolutionnaire.


 

Les Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM) : 129 communes

Les cinq DROM totalisent 129 communes, réparties comme suit :


 

DépartementNombre de communes
Martinique34
Guadeloupe32
La Réunion24
Guyane22
Mayotte17


 

Mayotte, devenue en 2024 le 101e département français, poursuit en 2026 son intégration. Ses 17 communes font désormais partie intégrante du périmètre officiel de l’INSEE.


 

Une France à deux vitesses : communes rurales vs communes urbaines

Parmi les 34 875 communes officielles, la grande majorité sont de très petites communes rurales :

Plus de 26 000 communes comptent moins de 1 000 habitants

Environ 5 000 communes ont entre 1 000 et 5 000 habitants

Moins de 1 000 communes dépassent les 10 000 habitants

Seules une trentaine de villes franchissent le cap des 100 000 habitants


 

Pourquoi la France compte-t-elle autant de communes ?

La question revient régulièrement dans le débat public, notamment à l’approche des élections municipales de mars 2026, comme le souligne un récent article de Mediacités : pourquoi la France, avec 34 875 communes, en compte-t-elle autant plus que ses voisins européens ?


 

Un héritage direct de la Révolution française

Tout remonte à 1789. Avant la Révolution, la France était organisée autour de quelque 44 000 paroisses, héritées de l’Ancien Régime. Lorsque les révolutionnaires ont voulu créer un État moderne, ils ont fait un choix fondateur : transformer chacune de ces paroisses en une commune autonome, dotée d’un conseil municipal élu. Ce choix a donné naissance à l’un des maillages administratifs les plus fins d’Europe.


 

Un attachement culturel profond et durable

Au-delà de l’histoire, c’est un sentiment d’appartenance très fort qui explique la résistance des communes françaises aux fusions. Comme le rappelle Géoconfluences, cet attachement identitaire est l’un des principaux freins aux politiques de fusion, même lorsque les arguments économiques en faveur du regroupement sont solides.


 

La France, championne d’Europe du nombre de communes

La comparaison européenne est saisissante. Avec ses 34 875 communes, la France en compte plus que l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie réunies :


 

PaysNombre de communes
France34 875
Allemagne~11 000
Espagne~8 100
Italie~7 900
Belgique~581
Pays-Bas~342


 

Cet écart vertigineux avec ses voisins alimente régulièrement le débat sur l’efficacité et le coût de ce modèle. La Fondation IFRAP estime que la fragmentation communale française génère des surcoûts administratifs significatifs.


 

Évolution du nombre de communes en France : un recul progressif

34 875 communes en 2026. Ce chiffre est en réalité le résultat d’une lente érosion qui dure depuis plus d’un siècle. La France n’a jamais cessé de perdre des communes — mais ce mouvement s’est considérablement accéléré depuis 2015.


 

De la Révolution à aujourd’hui : deux siècles de réduction


 

AnnéeNombre de communesÉvénement clé
1789~44 000Création des communes (Révolution)
192137 963Réduction naturelle progressive
200436 568Avant les grandes réformes
201536 658Veille de la loi NOTRe
201735 498Après accélération des fusions
202434 935Poursuite du mouvement
202534 875Bilan après 46 communes nouvelles
202634 875Stable (élections municipales)

Source : INSEE — Communes nouvelles / Nombre de communes en France — Wikipédia


 

La loi Marcellin (1971) : la première tentative

Le premier grand texte législatif visant à réduire le nombre de communes est la loi Marcellin du 16 juillet 1971. Elle encourageait les fusions entre communes en créant un statut de commune associée. Résultat ? Un échec relatif. Les maires et habitants se sont massivement opposés aux regroupements.


 

La loi RCT (2010) et la naissance de la commune nouvelle

Il faut attendre 2010 et la loi de Réforme des collectivités territoriales (RCT) pour voir émerger un nouveau dispositif : la commune nouvelle. La loi du 16 mars 2015 a ensuite renforcé ce dispositif en accordant des incitations financières, comme le détaille vie-publique.fr dans sa fiche sur les communes nouvelles.


 

La loi NOTRe (2015) : le grand tournant

C’est la loi NOTRe du 7 août 2015 qui marque le véritable accélérateur. Comme le retrace Géoconfluences dans son glossaire sur la fusion communale, la période 2016–2020 a constitué un pic historique de créations de communes nouvelles.


 

2021–2026 : le rythme ralentit

En 2025, l’AMF recense 46 communes nouvelles créées, issues du regroupement de 110 communes — un chiffre en baisse qui témoigne d’une dynamique qui s’essouffle. Et en 2026, le compteur est gelé à 34 875 : les élections municipales suspendent tout processus de fusion.


 

Qu’est-ce qu’une commune nouvelle ? Le mécanisme de fusion

Pour comprendre pourquoi le nombre de communes en France diminue progressivement, il faut s’intéresser à l’outil juridique qui rend ces regroupements possibles : la commune nouvelle.


 

Définition

Une commune nouvelle est une nouvelle collectivité territoriale née de la fusion volontaire d’au moins deux communes existantes. Comme l’explique vie-publique.fr, la commune nouvelle est avant tout un outil de simplification et de mutualisation.


 

Comment crée-t-on une commune nouvelle ?

La procédure repose entièrement sur le volontariat. Voici les grandes étapes :

Initiative — Les conseils municipaux, les maires conjointement, ou l’EPCI (intercommunalité) lancent la démarche.

Délibérations concordantes — Chaque conseil municipal doit voter favorablement la fusion.

Consultation facultative des habitants — Obligatoire seulement si la commune dépasse 3 500 habitants et qu’un tiers des électeurs le demande.

Arrêté préfectoral — Le préfet officialise la création, effective au 1er janvier de l’année suivante.


 

Quelles incitations financières ?

La loi de 2015 a mis en place un mécanisme de bonification de la dotation globale de fonctionnement (DGF). Le rapport du Sénat sur les communes nouvelles parle d’une véritable « révolution silencieuse » du paysage communal français.

Garantie de maintien de la DGF au niveau cumulé des communes fusionnées pendant 3 ans

Bonification de 5 % de la DGF pour les communes nouvelles de moins de 10 000 habitants

Simplification administrative : un seul budget, un seul conseil, une seule administration


 

Le bilan 2025 et les perspectives 2026

En 2025, l’AMF recense 46 communes nouvelles créées, regroupant 110 anciennes communes. Ces nouvelles communes sont majoritairement de petite taille et situées en zones rurales, comme l’analyse La Gazette des Communes. La prochaine vague de communes nouvelles est attendue pour 2027 ou 2028.


 

La commune en 2026 : quel avenir pour l’échelon de proximité ?

À l’heure où la France s’apprête à renouveler ses 34 875 conseils municipaux lors des élections municipales de mars 2026, la question de l’avenir de la commune comme échelon de base de la démocratie locale n’a jamais été aussi centrale.


 

Les élections municipales 2026 : un moment charnière

Les municipales de mars 2026 interviennent dans un contexte de contrainte budgétaire forte. Comme le relève Mediacités dans une analyse de février 2026, la question du nombre de communes s’invite dans les débats de campagne dans de nombreux territoires ruraux.


 

Le rôle croissant des intercommunalités

Face aux difficultés des très petites communes, l’alternative à la fusion totale existe : l’intercommunalité. Selon les données de la Banque des Territoires, la carte intercommunale est désormais très stable, avec environ 1 250 EPCI à fiscalité propre couvrant l’ensemble du territoire.


 

Faut-il continuer à réduire le nombre de communes ?

Arguments pour accélérer les fusions :

Réduction des coûts de fonctionnement (moins d’élus, mutualisation des équipements)

Meilleure capacité d’investissement pour les communes fusionnées

Cohérence avec les standards européens en matière d’organisation territoriale


 

Arguments pour préserver les communes :

Maintien d’un service public de proximité irremplaçable dans les zones rurales

Préservation du lien démocratique entre citoyens et élus locaux

Les fusions ne garantissent pas automatiquement des économies


 

Conclusion

Avec 34 875 communes au 1er janvier 2026, la France reste le pays d’Europe au maillage territorial le plus dense, héritier d’une organisation administrative née sous la Révolution française et profondément ancrée dans l’identité nationale. Un chiffre stable cette année, suspendu au rythme des élections municipales de mars 2026, mais qui s’inscrit dans une tendance de long terme : celle d’une réduction lente, progressive et volontaire.

La commune nouvelle, portée par la loi de 2015 et soutenue par l’Association des Maires de France, reste l’outil privilégié de cette transformation silencieuse. La prochaine vague de fusions est attendue dès 2027, portée par les nouveaux élus qui prendront leurs fonctions au printemps 2026.

Une chose est certaine : la commune française ne disparaîtra pas. Elle évoluera. Car derrière chaque chiffre se cachent des clochers, des places de marché, des mairies rurales et des millions de citoyens qui continuent d’y voir l’échelon démocratique le plus proche, le plus humain, et le plus irremplaçable.


 

Sources de l'article 

Communes nouvelles — INSEE

34 875 communes au 1er janvier 2025 — vie-publique.fr

Nombre de communes en France — Wikipédia

Municipales 2026 : y a-t-il trop de communes ? — Mediacités

46 communes nouvelles en 2025 — AMF

Fusion communale et communes nouvelles — Géoconfluences

Les communes nouvelles — rapport Sénat

Coopération intercommunale — Banque des Territoires